L'essai de la BMW Série 4 : nouveau numéro de charme

Posté le 20 Oct 2013 at 20:08PM
L'essai de la BMW Série 4 : nouveau numéro de charme

L'essai de la BMW Série 4 : nouveau numéro de charme

Surtout quand est logé, sous le capot, le fabuleux six-cylindres en ligne de 306 chevaux, sévèrement concurrencé par le petit quatre-cylindres de 258 chevaux de la 428 i. Avant même de mettre le contact, à la fermeture de la portière, un bras IMG_9797 ...

La multiplication des gammes à l’infini, ou presque, c’est ce qui pousse BMW à restructurer et repositionner ses modèles. Ainsi, les déclinaisons «plaisir» des autos au numéro impair passent au chiffre pair. La BMW Série 3 trouve en la Série 4 coupé son premier rejeton « émotionnel ». Et quelle déclinaison ! Les anciens coupés Série3 n’ont jamais fait dans la laideur, loin de là, mais la dernière venue recolle au peloton des coupés grand tourisme à l’élégance classique intemporelle, mené par l’Audi A5. 

Pour parvenir à ce résultat, BMW a entièrement retravaillé la copie de la Série 3 et n’a conservé de la berline que le capot. Contrairement aux apparences, les optiques et la calandre sont modifiées, tandis que les prises d’air censées juguler les flux et abaisser la consommation sont reprises de la baroque Série 3 Gran Turismo. 

À l’intérieur, c’est un peu moins le grand écart entre berline et coupé. Seuls quelques détails, comme des baguettes de décoration colorées, trahissent la montée en gamme. La molette du système IDrive, qui commande le système multimédia, a droit à une fonction «Touch» qui en fait un pavé tactile. Y dessiner des lettres pour entrer une adresse au GPS, par exemple, demande un temps d’accoutumance.

En option, le pack Innovation (2100 euros) regroupe notamment un affichage tête haute en couleur, une caméra de recul et le système Surround view, qui reproduit sur l'écran central, en cas de passage en marche arrière, la position de la voiture dans son environnement, vue du ciel. Très utile à cause d'une très médiocre visibilité vers l'arrière. Les manoeuvres ne sont déjà pas simples, il faut en plus se farcir la glace du rétro droit qui s'abaisse !

En passant de Série 3 à Série 4, le coupé s’étire de 2,6 cm, mais seul l’empattement et le volume du coffre, profond, en profitent. N’allez pas croire que cette croissance est la même pour l’habitacle: la Série 4 est une stricte quatre-places.

Tant mieux, direz-vous : moins il y a de passagers, moins il y a de poids à traîner et la santé de la mécanique ne s’en porte que mieux. Surtout quand est logé, sous le capot, le fabuleux six-cylindres en ligne de 306 chevaux, sévèrement concurrencé par le petit quatre-cylindres de 258 chevaux de la 428 i.

Avant même de mettre le contact, à la fermeture de la portière, un bras télescopique tend la ceinture de sécurité. C’est un signe... Bon, d'accord, c'est aussi le cas sur une "bête" 420 d de 184 chevaux... Dans le cas de la 435 i, le couple formé avec la coûteuse boîte automatique à huit rapports (2 200 euros... les palettes au volant demandant un nouveau supplément) est inégalable.

Une boîte qui rend la 435i, selon BMW, plus performante (de très peu, certes) et plus frugale (façon de parler) que son homologue à boîte manuelle, et ce, quel que soit le mode de conduite choisi, allant d’Eco à Sport +. Ce dernier mode déconnecte le correcteur de trajectoire. Mieux vaut réfléchir à deux fois, dans ce cas-là, avant d’exploiter à fond la machine de plus de 1.500 kilos, qui a tendance, sur route bosselée, à «chercher» sa trajectoire du nez. C’est une propulsion. Rivée au sol, mais propulsion quand même... 

Sous des airs de belle auto bourgeoise, la 435 i est une vraie catapulte, qui, sur le papier, peut dominer une "légère" Porsche Cayman à boîte PDK de 275 chevaux. 

À des allures raisonnables et réglementaires, le plaisir vient surtout de la sonorité évocatrice, mais pas agressive. Ce qui ne veut pas dire qu'elle est aseptisée. Au moins, dans la 435 i, tout est "naturel" : pas d'artifice acoustique pour donner l'illusion qu'on a affaire à une bête sauvage. Le six en ligne est bien éduqué, un point c'est tout.

C'est moins le cas du confort de suspension, avec les jantes alu de 19 pouces optionnelles sur cette finition M Sport, qui fait tourner les têtes. Une finition qui inaugure chez BMW (en série) les feux «full led» dont le faisceau varie automatiquement pour ne pas éblouir les usagers de la route venant en face. Même la plus riche des Série 3 n’y a pas droit. 

L’agrément mécanique distillé par la 435i, la majorité des acquéreurs de Série 4 s’en passera. Sept sur dix devraient se tourner vers le diesel, et l’entrée de gamme qui débute quand même avec un 2.0 de 184chevaux. BMW poursuivra dans ce sens l’enrichissement de la gamme en ajoutant au catalogue un «petit» moteur essence de 184 chevaux, et deux autres diesel... à six cylindres, de 258 ou 313chevaux. Prometteur ? Pas autant que la future M4 attendue en 2014 avec un possible six-cylindres de 430 chevaux. A moins que ce ne soit le cabriolet, à peine présenté, qui fasse encore plus de ravages.

BENOÎT FAUCONNIER

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